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Ironman France - Nice 2007

Après l'échec de Lanzarote, qui était au départ mon objectif 2007, me voici au départ de l'Ironman France avec l'unique objectif de finir. En effet, cela fait 2 ironman d'affilée que je ne fini pas: Klagenfurt en 2006 puis Lanzarote cette année....
A chaque fois le problème est le même, même si j'ai mis longtemps à l'identifier. Je suis victime de problèmes intestinaux à course à pied qui se caractérisent par de fortes douleurs au ventre et des diarhées.
A Klagenfurt, omnubilé par l'idée de faire moins de 10h, je m'étais forcé à courir coûte que coûte, ignorant la douleur qui me tordait en 2. De ce fait, j'avais arrêté de m'alimenter et, inévitablement, cela s'était terminé par un malaise et un abandon.
A Lanzarote, j'ai complétement lâché dans la tête. Dès les première douleurs je pouvais plus courir et il a fallu que je m'arrête aux toilettes. Le mental n'a alors pas suivi car je voyais la possibilité de faire une bonne course s'envoler et je n'ai pas eu le courage de finir en gérant le problème.

Me voilà donc au départ de Nice avec du Smecta et du Spasfon afin de régler le problème, et surtout avec l'idée que, si celui-ci survient à nouveau, il faudra savoir gérer ça mentalement et trouver une solution plus intelligente que celle de Klagenfurt ou Lanzarote (ce qui ne semble pas trop difficile !)

Je me rend sur place avec mon père et il y aura un seul autre Cestadais au départ, une en l'occurence: Ludivine. J'ai toujours eu l'habitude de faire un Ironman dans le cadre d'un déplacement groupé, ça fait donc bizarre. Heureusement, sur place, je retrouve pas mal de copains du forum La Pasta: PhiLL, Fironman, Mitch, Antoine, Braziou... etc !

Enfin bref, passons à la course. Le temps est magnifique et la journée s'annonce chaude... et venteuse !!! C'est pas Lanzarote, mais c'est pas loin !
Je me place bien au départ et je ne suis pas gêné. Il y a une houle longue qui rend difficile la vision des bouées mais je m'en sors bien. J'ai de bonnes sensations et je trouve ce parcours très agréable. La sortie à l'australienne est un peu difficile car ça bouchonne et il n'est pas évident d'évoluer sur les galets. Ce sera aussi le cas à la fin de la natation (un peu plus d'1h06)
Ma transition est un peu longue, notamment à cause de la longueur du parc.
Dès les premiers kilomètres à vélo je me rend compte que mon dérailleur est mal réglé: il est décalé d'une dent. Ca ne me gêne pas au début mais il faudra que je m'arrête 3 fois tout au long du parcours pour résoudre le problème et surtout pour pouvoir passer le petit dans les descentes.
La première partie est la plus dure mais je m'en sors bien. Je remonte peu à peu. Le parcours est vraiment magnifique. C'est vraiment le joyau de cette course. A partir du 120e km, on attaque une longue descente très agréable: je garde à vue un gars du club d'Embrun et je m'inspire de ses trajectoires. Sur la fin, on se rend compte que le vent est très présent et que les 20 derniers km vont être très durs. Beaucoup ne vont pas se priver de tricher, comme d'hab. J'essaye de lâcher un paquet d'une dizaine de gars mais rien à faire...
La remontée de la promenade des Anglais est très dure dans le vent. En position aéro, je peine à maintenir un 30 km/h. Je boucle le parcours à peu près dans le même temps que celui de Lanza, c'est à dire tout juste sous les 6h. Mais j'étais moins bien que là bas. Malgré ce que certains peuvent dire, Nice est dur mais pas autant que Lanzarote à mon sens

Encore une transition moyenne avant d'attaquer le marathon...

Dès le début j'ai un bon rythme. Je n'ai toujours pas réussi à passer un gros marathon sur IM et je me dis que c'est peut être pour aujourd'hui. J'ai la surprise d'avoir en point de mire René Rovera qui est à la peine. Je reviens sur lui (même si lui est dans son 3e tour sur 4 !). J'ose à peine le doubler et je freine un peu. Mais il est vraiment planté donc je n'ai pas le choix. Ca fait bizarre de passer un grand monsieur comme ça.
J'arrive au demi tour assez facilement et je me dis que ça va le faire. Sauf que, sur le retour, le vent est vraiment très fort et je me rend donc compte que, si j'étais très bien, c'est surtout grâce au vent qui me poussais !!!!
Le 2ème tour s'engage néanmoins assez bien avec l'aide du vent. Sur le retour, ce qui me tracasse c'est que je commence à avoir mal au ventre alors que j'ai pris un spasfon au début de la course à pied. J'en reprend donc un autre...
Au début du 3e tour, c'est la cata: la même chose qu'à Klag et Lanza ! il faut que je m'arrête impérativement sous peine de salir la promenade... Heureusement, à chaques ravitos il y a des toilettes et, cette fois, je suis bien décidé à ne pas me laisser abattre mentalement comme à Lanzarote: je gère donc ça comme une véritable transition !!!!! Je suis quand même inquiet pour la suite...
Et en effet, le même problème survient à nouveau à la fin du 3ème tour et je dois encore m'arrêter. Ca commence à faire cher au niveau du chrono... En fait, ce que je prend au ravito me donnent l'impression de finir quasi immédiatement en diarhée. Je décide donc d'arrêter les gels et autres saloperies. Je prend à présent uniquement du coca et du cake. Ca passe assez bien.
Après chaque arrêt j'ai les jambes fusillées et je met très longtemps à trouver un rythme correct. J'attaque le dernier tour dans ces conditions. Peu à peu, et sûrement aussi parceque la ligne d'arrivée se rapproche, j'arrive à retrouver un bon tempo et je fini même assez vite.
Je passe la ligne en 11h20 avec un marathon en 4h04. Je me dis que c'est pas mal avec les arrêts

L'essentiel en tout cas est d'avoir à nouveau franchi la ligne d'arrivée d'un Ironman, mon 4e. Il va à présent falloir régler ce problème très handicapant afin de repartir de l'avant. Le prochain objectif sera de passer sous les 10h mais, par contre, on oublie la qualif à Hawaii, inaccessible pour moi...
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