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Compte rendu de courses

Vendredi 2 octobre 2009
Quel joli trail que celui de Lestelle-Betharram auquel nous avons participé dimanche dernier avec une grande partie de la troupe qui se rendra aux Templiers le 25 octobre prochain.

Sur le papier, on pouvait se dire que les 27 km allaient être "tranquille" par rapport à  ce qui nous attend dans l'Aveyron. On a vite que compris que "La Corruda" c'est un vrai trail de montagne avec une première ascension d'une trentaine de minutes, suivie d'une belle descente où on peut se lâcher. Il faut ensuite s'attaquer à l'ascension principale (900m de dénivelé positif) qui va prendre plus d'une heure. On pensait ensuite récupérer pour le passage sur les crêtes: il n'en sera rien ! Ce fût un enchainement de petites bosses très raides sur un  terrain cassant. La descente finale sera du même acabit: très longue sur un terrain enchainant rocailles glissantes ou boue bien malaxée par le passage des vaches.

J'ai choisi de faire cette sortie en mode "cool" après une première sortie trail d'1h50 le jeudi puis une autre la veille de 3h. Mon problème de pied faisant que j'ai du mal à courir 2 jours d'affilée, j'ai longtemps cru dimanche matin que je ne pourrais pas prendre le départ. Les 1ers kms ont été douloureux puis, petit à petit, ça a été.

Départ tranquille en tout cas avec Charly, Régis et Karl. Au sommet de la première difficulté je propose de sortir quelques minutes du parcours afin d'admirer la vue d'un belvédère que j'avais repéré quelques jours plus tôt. On s'est ensuite lâché dans la descente suivante sous le rythme de Charly: le pied !

Dans la longue ascension principale, je ne vais pas tenir le rythme de Régis et Charly. Je prends donc tranquillement mon allure et je rentre au bercail tranquille en profitant de la vue sur les crêtes et du ravito gastronomique. Je termine 73e en 4h18'47

Le cumul de ces 3 sorties est en tout cas très intéressant en vue des Templiers car il est clair que le parcours ne sera pas aussi cassant là bas. Reste 10 jours de prépa avant d'attaquer la récup à présent

Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 18 août 2009

  Voilà, c'est fait: après mon abandon en 2005, je suis « EmbrunMan » finisher !

 

Je fini 234e en 13h30. J'espérais un peu mieux en terme de chrono (entre 12 et 13h, en se rapprochant le plus de la barre des 12) mais je me suis vite rendu compte que ça serait difficile du fait de la chaleur et du vent en vélo. Durant le marathon, une belle erreur d'hydratation scellera mes ambitions

 

Sur cette course, j'ai cumulé pas de problèmes mais, paradoxalement, je ne me suis jamais énervé et je suis toujours resté zen et positif,

 

La semaine d'avant course a tout d'abord été difficile du fait d'un mauvais choix de colocataires. Un truc incroyable que je ne pensais pas possible et qui fera que l'ami Cyril n'avait quasiment aucune chance de terminer la course. Dommage pour lui.

 

Le matin de la course, j'ai la flemme de me lever à l'heure prévue, c'est à dire tôt par rapport aux autres. De ce fait, je déjeune (normalement, comme à mon habitude) un peu tard: cela me vaudra 2 arrêts gerbe en natation !

Dans le parc, Pierre et moi, expérience oblige, sommes assez détendu. Cyril un peu moins. Christophe est carrément dans un état second du style « mais qu'est ce que je fous là ???!!!!! »

 

Enfin, le départ est donné. Je me place à l'arrière et ça bastonne beaucoup dans le 1er tour. Il faut croire que certains pensent être sur un CD, un CD avec drafting d'ailleurs quand on voit le comportement en vélo (sûrement les mêmes gars). Je sors en 1h07. J'ai pris mon temps avec une pause pipi avant de sortir de l'eau. Je sais qu'il n'y a pas la distance à Embrun mais le chrono me va très bien.

 

En vélo, je pars cool. La chaleur et le vent vont très vite se faire sentir donc je joue la carte de la sécurité à 100%. Peu à peu, je constate que le drafting est très présent sur la course: carrément des paquets d'une dizaine dans les gorges du Guil !!! Franchement, y'en a beaucoup qui ne méritent pas leur t-shirt de finisher: ils n'ont aucune fierté !

Dans ces gorges justement, un autre problème survient: ma montre Suunto tombe en rade. L'écran s'éteint comme s'il n'y avait plus de piles puis la montre repart avec le réglage d'usine. Bref, plus de chrono, plus d'heure: je ne sais plus où j'en suis. Tant pis, on fera sans.

A Arvieux, je reprend Cyril qui n'est pas au mieux. On discute un peu et je continue ma route. L'Izoard se passe bien. Je suis très anxieux avant Pallon mais ça passera aussi assez bien. Encore une petite mésaventure sur le retour, juste avant le pont neuf: je me fais piquer à la cheville par une guêpe ! Ça surprend, mais aucune conséquence. Je fini le parcours avec Chalvet à une bonne allure. Alex est venu voir la course et me suis un peu en moto: ça fait plaisir ! Je pose le vélo en 7h55, satisfait. Je visais les 7h30 mais ça me va

 

Je pars sur un bon rythme à pied, sur des bases inférieures à 3h30. La montée vers Embrun va me calmer mais j'ai toujours un bon tempo. A chaque ravito je bois beaucoup et, à peine après en avoir quitté un, j'ai tout de suite la bouche sèche du fait du vent chaud. Je vais payer cette erreur à partir du 15e km: j'ai l'estomac complètement noyé et j'ai la gerbe ! Je décide donc d'arrêter de boire (je me rince juste la bouche) pendant quelques temps. Vu l'état de mon bide, j'arrête aussi de m'alimenter. Forcément, je vais le payer... Je passe au semi en environ 1h55. A partir de là je passe en mode « survie », l'objectif étant de finir en essayant de courir au maximum. Je ne vais pas vite, mais je cours. Juste avant Baratier je rejoins Cyril. Le pauvre est en galère totale car il ne peut plus s'alimenter. Il va arrêter sous peu.

Reste à présent à redescendre vers le plan d'eau, ça sent bon à présent ! En rentrant sur le plan d'eau je croise Christophe qui part pour son 2nd tour: il a l'air très bien et je ne peux qu'imaginer une fin heureuse pour lui, qui était pourtant si inquiet avant la course.

Le dernier kilomètre est très agréable avec tout le public qui a été génial tout au long de la course. Je savoure le passage de cette ligne que j'ai vu tant de fois en tant que spectateur.

 

J'avais dit que ce serait mon dernier tri. Je ne sais plus à présent... J'ai pris du plaisir lors de la prépa avec mes nouveaux parcours Palois. Je me dis donc que je vais peut être continuer sans me prendre la tête cet hiver et, pourquoi pas, revenir à Embrun l'an prochain (avec Alex ?). L'avantage de cette course reste le fait qu'on peut s'inscrire tard, contrairement aux autres IM, en étant donc sûr qu'on est bien motivé. De plus, en courant le 15 août, la prépa se passe avec de bonnes conditions météo.

 

Merci à tout ceux qui m'ont soutenu et plus particulièrement à ceux qui étaient sur place: Cyril, Pierre et Christophe, les copains de la Tribu 64 ; la famille de Christophe qui a été géniale tout au long de la journée ainsi que ses amis qui étaient aussi du voyage,

Merci à Alex pour son accueil à Aix à l'aller et au retour ainsi que pour s'être déplacé le jour J.

Merci aux copains du TCA qui ont été nombreux à me téléphoner ou m'envoyer un message.

Merci aussi aux amis du forum La Pasta

Merci à mon père qui voit ainsi un autre Espert finisher à Embrun

Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 20 juillet 2009
Un superbe week-end de triathlon vient de s'achever aux Angles. Un week-end "à l'ancienne" dans un site magnifique !

Pour ma part, je suis arrivé tard le vendredi soir. J'ai zappé le départ de l'altriman avant d'aller regarder les copains passer au sommet du col de Creu. Je les ai ensuite rejoint au 130e km et je les ai suivi jusqu'à l'arrivée, en voiture. J'avais reconnu le parcours début juin mais je me suis quand même encore plus rendu compte de l'énorme défi que tous les participants étaient en train de relever.
Après les avoir accompagné durant le début du marathon, je les abandonne pour aller me reposer avant ma course du dimanche. Je connaitrais donc les résultats le lendemain: 4 sur 4 pour les copains du TCA Cestas, Bruno, Charly, Nico et Karl. Je penserais bien à vous le 15 août prochain dans les moments difficiles, vous me montrerez alors l'exemple à distance ! ;-)

Dimanche, place à ma course: le triathlon des Garotxes sur distance "half-IM"

Je réalise une natation tout à fait correcte malgré ma petite séance hebdomadaire. Je sors en 35'33 (139e temps). Une transition très lente (obligé notamment de chercher une paire de chaussettes au fond de mon sac à dos: j'avais oublié de les préparer !) me fait perdre encore plus de temps, mais je suis là pour une répet d'Embrun, donc ça n'est pas bien grave.

En vélo, je remonte tout de suite pas mal de monde durant l'ascension des 1ers cols, dont, à ma grande suprise, l'ami HP qui est dans un mauvais jour. La 2ème partie du parcours me fait néamoins perdre pas mal de place du fait d'un braquet inadapté: 50x12 en 650 au maxi... Mais encore une fois, c'est une répet pour Embrun. Je mets finalement 3h08'38 (70e temps)

Je pars avec pied avec l'idée de ne surtout pas me faire mal afin d'être capable de poursuivre ma prépa sans être trop marqué par cette course. J'ai des sensations énormes et je ramasse les concurrents à la pelle. J'appuie juste un peu pour reprendre Valéry. Je relâche ensuite tranquillement, je m'arrête papoter avec Charly, je discute avec un concurrent, je prend mon temps au ravito. Facile tout le long et, malgré ça, je signe un chrono de 1h28'29 (28e temps). Un half-IM est bien différent d'un IM mais j'espère vraiment que cette année 2009 sera synonyme, enfin, d'un joli chrono sur le marathon d'un IM: réponse le 15 août !

Au final je suis 54e en 5h18'39

A partir de demain on se remet tranquillement dans la prépa histoire de mettre la touche finale à cet objectif 2009: on y est presque !
Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mardi 23 juin 2009
Bilan mitigé après le fameux duathlon du Tourmalet...

La préparation fût d'abord chaotique: après avoir cassé ma chaine dimanche dernier, je répare dans la semaine mais je n'en rachète pas une neuve. Vendredi soir, lors d'une petite sortie, je constate que la chaine est à nouveau sur le point de lâcher. Il est 20h30, la course est à 11h00 le lendemain. Ca sent le pâté et, si je pète à nouveau ma chaine, je pense que je vais me faire bien chambrer...

Heureusement, l'ami Marco me donne le bon plan et je me retrouve à 9h00 devant les portes du magasin Aneto Sports, juste à côté de Bagnères de Bigorre. Ouf !! Un mécano bien sympa me confirme qu'il a bien une chaine et accepte de la monter: nickel ! Ca m'avait travaillé toute la nuit et, à présent, je me sens plus serein.

Au départ je retrouve Christophe de La Tribu ainsi que Daniel, le Cestadais de Bagnères, Karl et Nico.

La 1ère càp est assez difficile: en résumé une grosse côte et une grosse descente. Je qualifierais cette première épreuve de moyenne: je manque cruellement de vitesse pour être performant sur cette distance.
Je pars très tranquillement en vélo: je ne connais pas du tout le parcours et je crains le col. Je préfère donc gérer. Je me fais passer par beaucoup de monde qui envoie du braquet. Un peu de regret après coup car je pensais que le col commencait beaucoup plus tôt.
Dans ma tête je me dis que je reprendrais durant l'ascension ceux qui en ont trop mis sur le faux-plat: il n'en sera rien ou si peu. On rentre très vite dans les nuages et la bruime. On ne voit pas à 5m et cela donne une ambiance assez spéciale à la course. Je trouve mon ascension correcte, sans plus. Ce qui est intéressant c'est que je suis au train, jamais dans le rouge, et que ce tempo me semble idéal pour Embrun. Le duathlon du Tourmalet demande une intensité que je ne suis pas capable d'atteindre avec une prépa LD, on fait donc avec les moyens du bord !

Au sommet, on sort juste des nuages. Heureusement car la 2ème càp est  un peu tendue puisque sur un chemin rocailleux avec des passages enneigés. Mon tendon n'apprécie pas du tout et, à partir de là, je laisse filer. Je pense, et ça se confirmera, que Daniel est bien trop loin pour que je puisse le reprendre, autant jouer la sécurité donc et ne pas se foutre une cheville en l'air !

Au final je suis 48e en 2h30'23. Moyen donc mais logique par rapport au profil de cette course qui réclame, je pense, une préparation bien spécifique.

Place à présent à un nouveau cycle de prépa avant le MD des Angles qui sera, finalement, mon 1er véritable tri de la saison !
Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 24 mai 2009
  Voilà une course rajoutée au programme au dernier moment: l'Azun Trail partant d'Arrens Marsous, au pied du col du Soulor. 25 km au menu, avec 1125 m de dénivelé positif.

Au départ, l'objectif était de faire un footing long le lendemain de mon déménagement, accompagné des collègues de La Tribu 64, Gilles et Cyril, ainsi que de mon père venu pour l'occasion et enchainant après le trail de St Caprais de jeudi.

Comme prévu au départ je pars tranquille et assure une allure footing, pépère.  Devant, l'ancien est parti plus dans un esprit compet, derrière Gilles et Cyril sont dans les 10 derniers puisqu'eux aussi sont là pour faire un footing long.

Je conserve mon rythme jusqu'au sommet du parcours, aux environs du 6e km. Je remonte peu à peu au train. Il est temps d'attaquer une descente assez technique et, là, je me fais larguer par le petit groupe avec qui j'avais fini l'ascension. Voilà les points à travailler pour progresser en trail: les descentes ainsi que les parties où il faut marcher. Dans les 2 cas je me fais ridiculiser à tous les coups !

J'entend un coureur fondre sur moi à toute allure: il descend comme une chèvre ! (sur les autres courses, être une chèvre signifie être nul, là non !). Je m'écarte du single track pour le laisser passer et ne pas  le gêner et, surprise, c'est Cyril !!!  A partir de là, la course va changer de physionomie: on va passer du mode footing au mode compet.

En effet, Cyril descend vraiment bien mais, heureusement pour moi, la descente devient moins technique et je peux donc le garder à vue. Quand on peut courir "normalement", je reviens mais, dès que ça descend fort ou qu'il faut marcher, il reprend de l'avance. Je le reprend vers le 12e km, dans l'ascension nous menant au seul ravito (trail en semi-autonomie). A ce moment là je pensais qu'on allait "ranger les armes" et finir tranquillement ensemble. Il doit être 50m derrière moi en arrivant au ravito et je l'attend... pour constater qu'il prend juste une banane au vol et file sans un mot. Ah le saligaud ! Il veut la guerre ! Il va l'avoir ! ;-)

La partie suivante est clairement à son avantage et il creuse l'écart. Mais, à partir du 15e km, on attaque une section beaucoup plus roulante qui va me permettre de revenir puis de passer, définitivement. Cyril a l'air d'être un peu dans le dur et je me sens donc assez serein.

Cette passe d'armes, tout à fait sympathique et dans un bon esprit pour ceux qui n'auraient pas compris, nous a permis de remonter beaucoup de places tout au long du parcours. J'en grignote encore pas mal sur la fin.

Je n'avais jamais fait de trail de ce type (un vrai trail de montagne) et j'ai beaucoup apprécié. Mes chevilles un peu moins mais ça ira. Nous avons eu beau temps tout au long du parcours et avons juste eu le droit à la pluie sur la fin.

Les résultats:

19e, Lucien en 2h33'20 (1er V2)
26e, moi-même en 2h40'25
37e, Cyril en 2h48'23
73e, Gilles en 3h09'45

Bain de récup pour Cyril après la course
Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 27 avril 2009
Dure journée hier à Layrac... mais un bon moment passé avec quelques amis du TCA Cestas !

Comme prévu, je me place derrière au départ et je démarre tranquille. Néanmoins, j'augmente peu à peu le rythme, poussé par l'ami Valéry qui vient à ma hauteur: j'en remet donc un peu juste pour le lacher... C'est de bonne guerre ! ;-))
Le rythme n'est pas celui du footing comme prévu, mais j'en ai sous les semelles donc tout va bien. J'accélère un peu plus sur la fin juste pour rejoindre HP, qui n'a pas l'air au mieux, afin d'échanger quelques mots. Transition assez lente, comme d'habitude... Je sors du parc en 20'51 contre 19'02 en 2008

Place au vélo à présent où j'ai prévu de rouler fort. Dès le début, ça ne va pas fort: pas de jambes. Je choisi de faire le 1er tour (sur 4) au train en espérant que ça aille mieux. Au 2ème tour j'attaque et je réalise un bon tour. Néanmoins je commence à ressentir des crampes dans les mollets... pas bon !
Au début du 3ème tour et de l'ascension de 2 km, je me rends compte que je ne peux pas appuyer sans déclencher les crampes. Je monte donc en moulinant et je finirais comme ça. La note est lourde sur un parcours tout en relances puisque je ne peux pas me mettre en danseuse sans déclencher ces fameuses crampes: je mets 1h12'46 contre 1h02'51 l'an passé

2e course à pied sur un bon train mais sans plus: encore une fois je ne suis pas en footing mais il y a de la marge. Je mettrais 21'41 contre 18'35

Je termine 63e en 1h55'15 contre 1h40'28 en 2008

Bilan très mitigé bien sûr: une course à pied lente mais satisfaisante dans le sens où je n'ai pas eu trop de douleurs au tendon et cette allure me semble tenable sur un MD. En vélo, j'espère avoir été victime d'un jour sans car je me suis bien entrainé depuis le début de l'année, donc pas d'excuses. On verra bien !!!

Pas de courses en mai: prochain RDV à Revel le 14 juin
Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 30 mars 2009

Dans la série "compte rendu de courses", voici celui de Cyril, un copain de la Tribu 64. Voilà qui me donne très très envie de faire cette épreuve, qui en est quand même à sa 23e édition !!!!

La Pyrénéa, contrairement à tous les autres triathlons, a su garder l'esprit originel du triathlon avec ce côté aventure humaine et dépassement de soi. La parole à Cyril:



Dur, comme l'année dernière.


Course à pied : ni de mauvaises, ni de bonnes sensations (impossible d'accélérer) 1h25 pour faire les 17-18 km.


Vélo : crampes aux 2 mollets au bout de 2 km que j'ai gardée tout du long. J'ai géré pour essayer de les contenir (massage dans les parties descendantes, pédalage avec le talon en bas...). Bref, une bonne galère. Je suis hyper déçu car malgré cela j'ai doublé du monde et, mis à part avant d'arriver à Gourette, j'ai pas forcé une seule fois. 1h45 pour faire les 37 km (surement à 150 pulses, car quand Denis venait à ma hauteur (en moto) je n'avais aucun problème pour lui taper la discute).


Ski de rando : dur de mettre les chaussures (obligé de pointer le pied vers le bas ce qui me déclenche de bonnes crampes), la montée se fait à petit rythme (je ne m'arrête qu'une seule fois pour boire, et je me fais doubler par une vingtaine de concurrents). La descente se fait dans un couloir crée par le passage répété des autres concurrents (la neige étant tombée la veille, la piste n'était pas damée (damned). La neige s'amassent par paquet et, avec les muscles à la limite de la crampe (voir au-delà), je suis obligé de faire 2 pauses d'une trentaine de secondes. 1h24 pour boucler le truc.


Bref, un total de 4h35 et 113éme. Je suis assez déçu de ma perf, car au vu des sensations en vélo, je pense que j'aurai pu gagner 5 bonnes minutes. Quoiqu'il en soit, il va falloir que je résolve mes problèmes de crampes (2 fois en 2 ans) et que je me sorte les doigts en ski (peut-être une ou deux sortie de préparation n'auraient pas fait de mal). Le temps moyen des montées des concurrents me précédant est de l'ordre de 1h10. J'ai donc 10 bonnes minutes à gagner au ski (transition à améliorer + montée à faire avec plus de rythme).


J'en ai bavé... mais c'est sur, l'année prochaine je remets ça.


Le reste de la troupe (temps approximatifs):

John : 4h15

Matthias : 4h25

Frank : 4h45

Gilles Bellocq : 5h

Christophe : 5h??

Nicolas : 6h



Rappel, la Pyrénéa c'est: 17 km de course à pied entre Pau et Rébénacq ; 40 km de vélo entre Rébénacq et Gourette (donc une partie de l'Aubisque) ; 7 km de ski de rando sur les pistes de la station


05/04: rajout d'une vidéo montrant la course de l'intérieur




Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 mars 2009
Voilà, c'est fait: 1ère compet de la saison ce matin à Bordères sur l'Echez à côté de Tarbes. Ben je suis bien fracassé mais ça fait plaisir de mettre à nouveau un dossard, le 1er depuis Nice 2008 et un gros trou d'entraînement pendant 6 mois.

Je suis assez tendu avant la course car je ne sais pas absolument pas où j'en suis et ce que je suis capable de faire. Je retrouve les collègues de La Tribu 64, Cyril et Fabrice, et ça fait automatiquement baisser la tension.
Sur la ligne de départ, 1 minute de silence à la mémoire du cycliste tué la semaine dernière par un militaire alcoolisé. C'était un membre de la section vélo du club organisateur.

Nous avons le droit à un départ fictif suivi d'environ 1 km de footing tranquille avant de rejoindre le départ réel. La distance totale (15 km) a été comptabilisée avec cette section, donc le trail sera plus court que prévu.

A mon habitude je me place en 3ème ligne, afin de ne pas me faire enfermer. Je constate très rapidement que je suis beaucoup trop haut en pulses mais je n'arrive pas à ma résoudre à me faire doubler. Je vais continuer ainsi durant les 4 premiers km, plat mais sinueux en forêt sur la fin. A ce moment là on attaque la partie trail et voilà que le fameux effet "pschitt !" se manifeste. Je me fais doubler de partout, je suis fracassé et, si je ne marche pas dans les côtes, c'est uniquement par fierté !
Beaucoup pensait que ce trail allait être facile mais le fait d'arriver "au taquet" au bas de la 1ère bosse a un effet dévastateur, surtout pour quelqu'un comme moi qui est parti trop vite.
Une fois sur les hauteurs c'est relativement plat mais je continue à me faire doubler: j'en ai vraiment trop laissé au départ. On attaque une nouvelle belle bosse dans laquelle je suis obligé de marcher cette fois.
La descente vers Bordères va me permettre de soulager mon tendon qui me fait mal depuis la 1ère seconde. C'est pas bon ça... Durant ce passage, je transfère la douleur sur les cuisses et me fait encore doubler par des spécialistes. Voilà inconstestablement un point à travailler.
On termine par les 4 kms de plat de l'aller. Je suis un peu plus dans le rythme mais je ne résisterais pas à quelques retours, notamment dans la dernière ligne droite.

Je termine 23e en un peu plus d'1h04. Beaucoup de gens qui m'ont doublé faisait en fait le 30 km ! Nous enchainons avec le repas très sympa proposé par l'organisation qui a, il faut le dire, proposé une épreuve superbe et sans faille.

Sportivement, le bilan n'est vraiment pas bon. Je pense que je devrais mettre 5' de moins sur ce genre de parcours. Mais bon, va falloir bosser, tout simplement. Pour une reprise de contact, le bilan est néanmoins satisfaisant. La leçon du jour c'est que je partirais doucement lors de la prochaine course, le Nouste trail (de nuit) le 4 avril prochain

Allez, je vais récupérer devant Angleterre-France !
Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 25 juin 2008
...mais à l'envers ! ;-)

En effet, comme je l'avais annoncé dans l'actu précédente, j'avais dans l'idée d'essayer de battre mon record sur IM dimanche dernier (10h57). En fait j'ai trouvé le moyen d'établir mon plus mauvais temps (12h16'51) en faisant moins bien que lors de mon 1er IM à Gérardmer en 2003 (12h14), ce qui n'était pas si mal puisque le parcours Vosgiens n'était pas facile non plus.

Pourtant, j'ai apprécié cette épreuve Niçoise et, globalement, je me suis fais bien plaisir sur cette course. Il faut dire que, sur le fond, je ne me faisais pas grande illusion sur mes capacités à faire une grande course. Il faut aussi ajouter que nous avions un bon groupe au départ (dans un excellent esprit sportif), une super équipe de supporters dont certains ont fait l'aller-retour Bordeaux Nice en 24h juste pour nous voir (enfin surtout pour voir HP mais on en a quand même profité !), un temps magnifique et une grosse chaleur (moi je m'en fous: j'aime ça !).

Passons à la course. Dans l'ensemble ça s'est à peu près passé comme je le pensais et comme je l'avais annoncé ici sur ce blog:

La natation a été un peu longue pour moi. Au bout de 2 km j'ai commencé à sentir que je manquais de caisse (voilà ce que c'est quand on feignasse tout l'hiver !). La fin fût difficile et je sors finalement en 1h12, assez fatigué par rapport à d'habitude. Je prend déjà 6' de retard par rapport à 2007. Mais bon pas de panique. Je fais ma transition tranquillement. C'est un beau bordel du fait du nombre de concurrents et d'une tente identique à celle de l'an passé. Je sens que la cyclosportive qui va suivre va être sympathique...


Départ pour 180 km donc. Les 20 premiers, comme prévus, sont dignes du Tour de France. Des gars essayent de rouler propre mais beaucoup n'en ont rien à taper et cherchent à s'économiser autant que possible. Heureusement, avec le mur à 12%, tout ça se calme un peu même si, tout au long du parcours, il me faudra régulièrement engueuler un gugusse qui se colle dans ma roue. Je me sens bien, je suis en dedans par rapport à mes autres IM. Nos supporters, incroyables dans la longue ascension de 21 km, m'annoncent Bruno à 7' et HP à 3'. Mais je ne cherche pas à revenir. Je garde mon rythme. J'ai un coup de moins bien dans la côte de Pons, juste avant le demi-tour où on va enfin voir les copains. Bruno a repris de l'avance tandis qu'HP garde le même écart. Malheureusement, je ne vois pas Karl (qui, c'est énorme a, failli arriver à la bourre au départ pour son 1er IM !!!!).
Le retour se passe bien. Un petit pipi avant d'attaquer les 20 km de plat pour rentrer. C'est le retour des paquets. Comme le vent est beaucoup moins fort qu'en 2007, ça les avantage un peu moins, mais quand même... Mais je le savais, il n'y avait aucun doute sur le fait que ça allait tricher. Je retiens surtout que je me suis fait plaisir sur ce magnifique parcours, la perle de l'Ironman France sans aucun doute. Je pose mon vélo après 6h et quelques secondes de selle, soit 2' de plus que l'an passé malgré des conditions plus faciles qu'en 2007. Mais c'est pas grave. Juste quand je pose le pied à terre j'entend le speaker annoncer le départ d'HP à pied. Nous avons donc une transition d'écart, c'est à dire 5'


Voilà une chose qui va me pousser a abandonner pendant quelques temps ma tactique de prudence: je me dis que ça vaut le coup de partir comme d'habitude afin de reprendre l'ami HP et aussi Bruno qui n'est pas très loin non plus. Après un 5 km en 24'40, je sens que ça commence à coincer au niveau des mes blessures aux pieds. Je reviens donc à la raison et je prend un rythme lent avec une foulée très courte. L'objectif est de solliciter au minimum les tendons d'achille et de limiter au maximum les chocs musculaires. Je me force à ne pas marcher mais je suis lent, lent, lent...
Heureusement nos supers supporters sont là: parmi ceux que vous pouvez connaître on peut citer Ingrid, Katia et sa soeur, Marie Hélène. Il y a aussi les amis d'HP ainsi que des supporters du club de Mérignac qui vont être énormes. Encore merci à tous !
Egalement, il y a les copains coureurs. Et là je dois dire que c'est une de mes grosses satisfactions de la journée: j'ai adoré les passages papotages avec l'ami Patrice et l'ami Copsté, qui ont tous les 2 fait de supers perfs. Une complicité sympathique à chaque fois. Je commence à connaître pas mal de monde grâce au net et les échanges et les encouragements n'ont pas arrêté: merci à tous également !
Mon 3e tour est une catastrophe: quasiment que de la marche ! Ma bosse à l'arrière du pied droit me fait très mal (si vous suivez ce blog vous avez déjà vu la bête...). Je pose le pied en biais et ça engendre une belle irritation sur le gros orteil, une inflammation au niveau du genou et un début de contracture sur la cuisse. Malgré tout cela, les écarts avec les Cestadais ne bougent pas beaucoup. Je pensais que Bruno allait me mettre un tour et peut être aussi HP. Je pensais aussi que Karl allait me rattrapper mais finalement rien: on est tous plus ou moins à la rue !!! ;-)
Heureusement le dernier tour arrive. Je me trouve un nouvel objectif: faire moins de 5h au marathon !!!! En fait j'ai souvent chambré Jean-Mi car il a plusieurs fois passé ce cap. Je me suis donc dis que je devais éviter ça pour ne pas subir le retour de bâton: ce sera fait en 4h52... mais dans la douleur !


Content, ça se voit non ? ;-)

Mon 5e et plus mauvais IM est donc ainsi bouclé. Mais je suis super content. Finalement j'ai fais à peu près ce que je pensais même si je ne m'attendais pas à un tel marathon. Le sejour a été super: merci à Bruno et Karl mais surtout HP pour avoir été mon chauffeur et mon plus proche compagnon Niçois. Les conditions étaient parfaites et, personnellement, la chaleur ne m'a pas gêné, au contraire. Cette course est une belle expérience qui me servira je pense.

A présent, je mets un terme à ma saison 2008 et je cours (façon de parler !) me faire soigner auprès des amis de Marco le Pyrénéen. On se voit en 2009 sur les compets ! ;-)))


Moi même, Karl, HP et Bruno
Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Dimanche 1 juin 2008
Ce titre des Doors est, je trouve, un excellent résumé du parcours vélo du triathlon de Narbonne qui s'est déroulé dimanche dernier.

Du fait des conditions météo, la partie natation a été annulée et le triathlon est devenu un duathlon avec 15 km de càp (plutôt 17 en fait), 87 km de vélo et 10 km càp.

Comme indiqué dans l'actu précédente, j'ai mis le cligno au début de la seconde càp car j'avais mal au pied et je ne voulais pas aggraver la situation.

La 1ère course à pied a été un peu trop rapide car je me suis pris au jeu quand j'ai constaté, lors du 1er km, que j'étais au coude à coude avec Jalabert. Je suis resté avec lui 8 km en ayant l'occasion de discuter un peu car je me suis amusé à la chambrer devant la tonne d'encouragement qu'il reçevait. Ca restera le bon moment de la course. Malheureusement je n'ai pas pu trouver une photo pour immortaliser l'évènement (caché derrière le grand à gauche sur celle-ci)


Je termine cette 1ère càp avec les cuisses très dures et ça se ressent dès le début du vélo. Pourtant j'attaque celui-ci un peu trop fort. Ca a pas mal chambré autour des pronostics avec les gars du club et je ne veux pas leur laisser l'occasion de revenir. Le tour passe bien et je me dis que ça va être assez facile malgré la pluie et le vent.
Dans le second tour, une autre histoire commence. Le retour sur le plat vent dans la tronche est extrèmement dur. Ce sera, bien sûr, encore pire dans le 3ème.

Je pose le vélo avec la jambe gauche, celle où j'ai mal, complétement tétanisée. Le froid et la pluie n'ont pas du aider. Je tente de partir car j'aurais aimé avoir cette course à mon "palmarès" puisque je pense qu'elle restera unique. Mais devant la douleur je préfère dire stop. Nice c'est dans seulement 4 semaines (enfin 3 maintenant !) et je choisis donc de jouer la sécurité.

Finalement, même si j'étais déçu sur le coup, je pense avoir bien fait car c'était une bonne séance et j'ai mis 3 jours avant d'avoir récupéré !

Néanmoins, je me suis "puni" hier en m'infligeant une longue sortie en montagne (plusieurs petits cols dont Marie Blanque): 134 km. Les conditions étaient quasiment les mêmes (moins de vent quand même) et je me suis donc habillé comme en hiver. Le sommet de Marie Blanque était assez glacial !



On va continuer encore 8 à 10 jours sur ce rythme (week end au Pays Basque dimanche prochain) et on pourra alors penser à la récup. Sachant que ma prépa est plus légère cette année, il va falloir absolument arriver très frais sur la promenade des Anglais !
Par Seb - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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